Les avortements clandestins

dénombre moins d’un décès par an de ce fait (chiffre à comparer aux 300 à 400 décès qui avaient lieu avant 1975 à cause des avortements clandestins)

AVORTEMENTS CLANDESTINS :

On a pu constaté au cours de nos recherches que les avortements clandestins ont toujours été présents. En effet, en 1965 le nombre d'avortements clandestins pratiqué était estimé à plus de 200 000. Malgré l'adoption de la loi Veil en 1975 son nombre reste très important et cette pratique n'a toujours pas disparu, par exemple en 1980 il était de l'ordre de 90 000. L'avortement clandestin est une pratique très dangereuse.

Graphique extrait du site internet wikipédia

 

 

 

Les méthodes très dangereuses

 

Elles sont variées et incluent l’utilisation de produits chimiques, d’objets perçants et de plantes. Elles peuvent entraîner de graves blessures dans les organes sexuels internes, la stérilité et même la mort. Elles consistent à :

– s’enfoncer dans le vagin ou dans l’utérus, des objets pointus comme des tringles de rideaux, des aiguilles à tricoter , des baguettes et des tiges ;

– s’introduire des plantes ou du piment dans le vagin ou l’utérus, ou en avaler ;

– s’injecter dans le vagin et l’utérus, ou avaler des produits chimiques tels que des comprimés de permanganate, de l’eau de Javel, du crésyl, du DDT (un pesticide très dangereux), de la soude liquide, des détergents ou du pétrole ;

– avaler de grandes quantités de médicaments, comme par exemple de la nivaquine, de l’aspirine ou des antibiotiques ;

– se porter des coups sur le ventre, le bander très serré, se laisser tomber dans les escaliers, faire des exercices ou des danses très violents.

Toutes ces méthodes sont dangereuses et même mortelles. De plus, elles sont souvent sans effet.

Les risques et complications

Les signes de complication apparaissent généralement quelques jours après l’avortement.

* Les infections :

– l’utilisation de matériel non stérile ou de mains sales, qui facilite l’introduction dans l’utérus de microbes, en particulier le tétanos ;

– les avortements incomplets qui ont lieu lorsque la personne qui pratique les APC ne connaît pas très bien l’anatomie féminine ou ne dispose pas des instruments adéquats pour mesurer la profondeur de l’utérus (hystéromètre). Elle peut arriver à expulser le foetus, mais le placenta reste dans l’utérus d’où un avortement incomplet.

Les signes d’un avortement incomplet sont constitués par des saignements très importants avec des caillots, qui continuent plus d’un jour après l’avortement, des crampes douloureuses, l’apparition de certains signes de grossesse tels que la tension dans les seins, des nausées, et de la fatigue.

 

* Les saignements importants ou hémorragies utérines

Ils peuvent survenir si l’avortement est fait au cours du second trimestre. Ils peuvent aussi être causés par un avortement incomplet ou par des déchirures de l’utérus.

 

* Des déchirures dans les parois de l’utérus

Elles sont provoquées par les raclements effectués avec la curette ou par l’introduction d’objets perçants. Ces objets peuvent également atteindre d’autres organes tels que les trompes, les ovaires, les intestins ou la vessie. Dans ce cas, il se produit des hémorragies internes, mais le sang n’est pas évacué à travers le vagin.

·         cas d’IVG par la méthode chirurgicale, le seul risque est lié à l’anesthésie. On dénombre moins d’un décès par an de ce fait (chiffre à comparer aux 300 à 400 décès qui avaient lieu avant 1975 à cause des avortements clandestins).

 

 

 




 

 




 

 

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