Les condamnations d'un avortement au cours des siécles


LES CONDAMNATIONS D’UN IVG AU

COURS DES SIECLES :

 

Du Moyen-âge à 2004, les condamnations et les lois concernant l’IVG ont évoluées et étaient variées, voici un détail de ces cette évolution :

Au Moyen-âge, les théologiens chrétiens autorisaient l’avortement jusqu’à quarante jours de grossesse si  le fœtus était un garçon et jusqu’à quatre-vingt jours si le fœtus était une fille. Mais Charles-Quint (en 1532) fixe la date limite au milieu de la grossesse, dès que le fœtus commence à bouger. Cependant, en 1558, le pape condamne l’avortement. Par conséquent il n’y a pas vraiment d’évolution au Moyen-âge du fait de la domination de l’Eglise.

A la Renaissance, l’avortement médical apparaît et il n’est pratiqué qu’en cas d’hémorragie grave.

Le Code Napoléon, en 1810, condamne à la prison ou aux travaux forcés tous ceux qui provoque l’avortement d’une femme par n’importe quel moyen (drogues, aliments, violences, médicaments…).

Le 31 juillet 1920, une loi réprime la provocation à l’avortement et la propagande anticonceptionnelle. Et le 27 mars 1923, la loi définit l’avortement comme un délit.

La loi du 15 février 1942, fait de l’avortement un crime passible de la peine de mort. Ceci a conduit, en 1943, au guillotinage de Marie-Louise Giraud, reconnue comme avorteuse.

Cependant, en 1955, l’avortement thérapeutique est autorisé, par le décret du 11 mai.

En 1972, se tient le procès de Marie-Claire à Bobigny. Elle est jugée pour avoir avorté mais le jugement confirme que la loi de 1920 n’était plus applicable.

En 1975, la loi Veil suspend en partie l’article 317 du Code Pénal pour une période de 5 ans : l’avortement est donc autorisé mais que dans certaines conditions. Et le 31 décembre 1979, le Parlement adopte une nouvelle loi sur l’IVG qui confirme celle de 1975.

Le 27 janvier 1993, on adopte la loi Neiertz qui sanctionne les personnes perturbant les centres médicaux qui pratiquent des avortements.

La 4 juillet 2001, le délai pour pratiquer un avortement est autorisé jusqu’à 12 semaines et les mineures ne sont pas obligées d’avoir une autorisation parentale.

Et en juillet 2004, le ministère de la santé autorise l’IVG médicamenteuse chez les gynécologues et les généralistes pour des grosses inférieures à 5 semaines.

 

 

 

 

 

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