La mobilisation militante: des femmes connues mobilisées

 

Durant la bataille de l'avortement, on a pu remarquer que de nombreuses personnalités se sont mobilisées comme Catherine Deneuve et Françoise Sagan mais plus particulièrement Gisèle Halimi et Simone De Beauvoir.

Simone de Beauvoir,  de son vrai nom Simone-Lucie-Ernestine-Marie Bertrand de Beauvoir, est née le 9 janvier  1908 et meurt le 14 avril 1986 à Paris, est une femme de lettres française. Elle naît d’un père avocat et d’une mère fervente catholique. Elle se détachera très jeune de sa famille pour suivre une existence totalement anticonformiste. Elle partagera sa vie avec le philosophe Jean-Paul Sartre, qu’elle rencontrera en 1929 à la fin de leurs études supérieur. Cette relation lui donne un statut particulier de femme indépendante et libérée. En 1949 elle écrit Deuxième Sexe , un livre très important pour le mouvement féministe.

Elle est signataire du Manifeste des 343 salopes, et est aux côtés de Gisèle Halimi et d'Elisabeth Badinter dans le combat pour le droit à l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG, obtenue de haute lutte par la ministre de la santé Simone Veil en 1975).

 

 

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Gisèle Halimi née Zeiza Gisèle Élise Taïeb le 27 juillet 1927 à La Goulette en Tunisie , est une avocate et militante féministe et politique française d'origine tunisienne. Elle co-signe avec Simone de Beauvoir Djamila Boupacha, livre dans lequel elle obtient de nombreux soutiens et la participation de grands noms comme Picasso dont le portrait de Djamila Boupache figue sur la couverture. Elle sera elle aussi signataire du manifeste des 343 salopes. Aux côtés de Simone de Beauvoir, elle fonde en 1971 le mouvement féministe Choisir la cause des femmes et milite en faveur de la dépénalisation de l’avortement. Au procès de Bobigny  en 1972, qui eut un retentissement considérable, elle défend une mineure qui s'était fait avorter après un viol, en faisant une tribune contre la loi de 1920. Ce procès a contribué à l'évolution vers la loi Veil de 1975 sur l'interruption volontaire de grossesse.

 

Sous l’impulsion du Mouvement de libération des femmes, le Nouvel Observateur, dans son édition du 5 avril 1971, publie une liste de 343 femmes qui s’accusent du délit d’avortement, dont des personnalités publiques parmi lesquelles Simone de Beauvoir, Catherine Deneuve, Marguerite Duras, Gisèle Halimi, Jeanne Moreau, Françoise Sagan. L’IVG étant sévèrement puni par la loi, elles courent des risques afin de changer la législation. Elles réclament en effet le droit d’accéder librement à la contraception, ainsi que celui d’avorter en toute légalité.

Le manifeste commence par ces phrases :

« Un million de femmes se font avorter chaque année en France. Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples. On fait le silence sur ces millions de femmes. Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir avorté. De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l’avortement libre. »

La semaine suivant la parution du manifeste, l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a fait sa une avec un dessin s'en prenant aux hommes politiques avec la phrase « Qui a engrossé les 343 salopes ? » C'est à ce dessin de Cabu que le manifeste doit son surnom.

Ce manifeste est l'un des exemples les plus connus de désobéissance civile en France. Il a inspiré en 1973 un manifeste de 331 médecins se déclarant pour la liberté de l'avortement. Il a surtout contribué à l'adoption, en décembre 1974-janvier 1975 de la loi Veil qui dépénalisait l'interruption volontaire de grossesse (IVG) lors des dix premières semaines de grossesse, un délai porté depuis à douze semaines. Dans le même numéro du Nouvel Obs, 252 médecins signent une pétition allant dans le même sens, et en 1973, ils seront plus de 300 à reconnaître publiquement leurs actes d’IVG. Elles et ils obtiendront gain de cause en 1975.

Certaines femmes célèbres seront mobilisées pour le combat de l’avortement comme Simone de Beauvoir et Gisèle halimi. Pour se faire entendre elles signeront le manifeste des 343 salopes et elles créeront en 1971 le mouvement féministe Choisir la cause des femmes.

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