Les manifestations de nombreuses femmes

 

La dépénalisation du droit à l’avortement votée par l’assemblée nationale en 1975 ne s’est acquise que par une lutte acharnée des mouvements féministes mobilisés à cette époque notamment autour du MLF : le Mouvement de libération de la Femme et du MLAC : Mouvement pour la libération de l’avortement et de la Contraception.

Le MLF est un mouvement féministe français crée dans les années soixante -dix, il regroupe des jeunes femmes qui veulent défendre l'intérêt de la femme au sein de la société.

La véritable naissance du MLF se fait le 26 août 1970 à la suite d'une réunion de femmes qui ont déposé une gerbe sur la tombe du "soldat inconnu", dénonçant ainsi le manque de prise en considération des femmes .Elles seront toutes arétées par la police. Cette action donnera alors naissance au Mouvement de Libération de la Femme.

Un mouvement caractérisé par le manque de hiérarchie, aucun leader n'est à sa tête. Il est constitué de plusieurs groupes de différentes tendances politiques, philosophiques ou sociologiques. Selon les membres, la femme n’est pas suffisamment entendue au sein de la société, bien qu’elle obtienne de plus en plus de droits, au fil du temps. La presse et l’édition seront leurs principaux moyens de communication, pour faire entendre leurs revendications.

Très vite, le mouvement prendra de l’ampleur, notamment grâce  à Antoinette Fouque, Simone de Beauvoir ou encore, Christine Delphy. Les actions de chaque groupe tourneront autour de la protection de la femme, de la lutte pour ses droits, notamment de l'avortement

La deuxiéme plus importante organisation est le MLAC, elle a été crée en avril 1973 , il revendique la libéralisation de l'avortement et son remboursement par la Sécurité Sociale.En un an, le mouvement se développe, de plus en plus de centres du MLAC s'ouvrent, avec à sa  tête des femmes qui le plus souvent ne font pas partie du corps médical. Elles acceuillent des femmes, les aident, et les informent sur la contraception . . .
La méthode Karman ( aspiration du foetus, moins nocive que le curetage ) est utilisée dans ces centres, mais ce sont encore des avortements illégaux. L'organisation va même jusqu'à voir les médecins pour les convaincre et leur enseigner cette méthode.
Elles organisent également des voyages, par exemple vers les Pays-Bas ou l'Angleterre, là où la loi de l'avortement a déja été votée ; ainsi le nombre de françaises à avoir avorté en Angleterre est passé de 12 000 en 1971 à 35 300 en 1973 et jusqu'a 36 400 en 1974.

 

 

Des manifestations sont alors organisées, encadrées le plus souvent par le MLF et le MLAC, ces manifestations seront encore présentes même aprés le vote, en effet la loi a du mal à étre réspectée comme il se doit.

 

affiche du MLAC, du planning familial et du MLF

 

 

 

La fin d'un tabou : la société change progressivement, par exemple le jeudi 13 octobre 1955, Libération rompt le silence et dénonce : " La loi française, qui prétend réprimer l'avortement tout en interdisant la divulgation des procédés anticonceptionnels ( les moyens de contraception ), est sous le régime sous lequel nous vivonts depuis 35 ans : doit-elle être révisée?" ; une premiére alusion, qui sera succédée par de nombreux autres journaux.

Une information interdite malgré tout, des membres du MLAV et du MLF, organisent des rassemblements de façon à informer les femmes.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×