Etude étendue à l'Europe : la situation des femmes en matiéres d'avortement dans les autres pays d'Europe

 

 

La situation des femmes en matière d'avortement dans les autres pays d'Europe:  

L'accès à un avortement sûr et légal est une conquête inachevée qui fait toujours débat dans les pays européens. On l'a vu à l'occasion de l'arrivée de certains nouveaux états membres, mais aussi dans les pays où des tentatives de retour en arrière se manifestent régulièrement, rappelant la nécessité d'une mobilisation constante pour ce droit fondamental.

« Le droit à disposer de son corps, de choisir ses maternités, d'avoir accès aux soins en matière de santé reproductive est constitutif d'une société démocratique égalitaire. Le droit d'avorter dans de bonnes conditions psychologiques, sanitaires ou économiques doit être réaffirmé comme une condition indispensable à l'évolution des pays, c'est un enjeu démocratique, un enjeu d'égalité entre les femmes et les hommes d'Europe ou d'ailleurs » précise Françoise Laurent, Présidente du MFPF.

 

En effet, la législation sur l'interruption volontaire de grossesse diffère selon les 27 pays membres de l'Union européenne (UE). Dans 4 Etats membres (Irlande, Pologne, Malte et Chypre), l'avortement reste illégal.

Lors d'un référendum organisé en 1993, 67 % des Irlandais ont rejeté la légalisation de l'avortement. En Irlande, l'IVG reste autorisé dans un seul cas, celui où la vie de la mère est en danger. Une grossesse résultant d'un viol ne peut être légalement interrompue.

Lors de ce référendum, les Irlandais ont reconnu le droit de pratiquer une IVG à l'étranger sans être passible de poursuites. Donc, chaque année, des milliers d'Irlandaises se rendent dans un pays voisin autorisant l'IVG, généralement en Grande-Bretagne, afin de se faire avorter.

Pratiquée légalement en Pologne pendant plus de quarante ans, l'IVG a été de nouveau interdite en 1997. L'interruption de grossesse n'est désormais admise que pour des raisons médicales strictes, viol ou anomalie du fœtus.

Au Portugal, le Parlement a adopté le 8 mars 2007 un projet de loi légalisant l'avortement jusqu'à la dixième semaine de grossesse. Le 11 février 2007, les Portugais s'étaient prononcés par référendum. 59,3 % des votants avaient répondu "oui", contre 40,8 % de "non". Cette nouvelle législation, qui doit être promulguée par le Président portugais pour entrer en vigueur, est un tournant dans l'histoire du Portugal. La précédente législation portugaise comptait parmi les plus répressives de l'UE.

Dans les autres pays de l'UE, l'avortement est soit légalisé, soit dépénalisé. Les conditions requises pour procéder à une IVG sont très différentes selon ces pays. Le délai limite pour avorter est de 12 semaines. En Grande-Bretagne, l’IVG peut être pratiqué jusqu’à 24 semaine. En Suède, Pays-Bas, Allemagne et Grèce, la date limite pour avorter peut être étendue à 18, 20 voire 24 semaines pour certaines situations. Dans ce cas, une justification médicale et des tests sont obligatoires.

 

L'UE n'est pas compétente en la matière pour légiférer. Néanmoins, dans une résolution du 3 juillet 2002, le Parlement européen recommande aux Etats membres de légaliser l'avortement.

 

 

Situation des femmes en 1985 en Europe, quelques exemples de pays  , extrait du "Monde"

 

 

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