L'avortement sélectif en Inde

L’avortement sélectif en Inde :les filles manquent à l’appel 


En Inde, les nombreux préjugés contre les femmes et les préférences pour les enfants de sexe masculin sont la principale cause actuelle d’un déficit de 10 millions de femmes. En effet, d’après les estimations plus de 500 000 petites indiennes sont éliminées chaque année avant leur naissance.
Dans la culture indienne, le garçon est préféré parce qu’il transmet le nom, peut gagner de l’argent et s’occuper de ses parents âgés tandis que la fille est destinée à quitter la famille puisqu’elle
doit être mariée, ce qui constitue un coût important pour la famille( la dot ).

Cependant, cette distinction est encore plus importante dans les milieux élevés où se pratiquent d’avantage l’échographie et où le nombre de deuxième enfant de sexe masculin est encore 2 fois plus élevé que dans les familles modestes. Ce déficit de naissances féminines est repérable partout en Inde (presque dans  tous les états indiens). C’est ainsi, en juin 2007, dans une clinique indienne (clinique Baloua) que la police a découvert dans la fosse sceptique une trentaine d’ossements de fœtus. Le propriétaire de la clinique, faux médecin, a été arrêté. Pourtant dans ce pays une loi interdit le dévoilement du sexe de l’enfant par le médecin mais la loi est souvent corrompue.
Le gouvernement commence à se préoccuper de ce phénomène et le premier ministre indien dénonce l’avortement, lors d'un discours tenu contre  l’augmentation des avortements de fœtus féminins. Il a ainsi déclaré «  aucune nation ne peut faire partie du monde civilisé si elle conduit à une pratique de discrimination envers les femmes ».
D’après plusieurs relevés statistiques, plus de 60%  de la population indienne sont de plus en plus insatisfait de la condition féminine. L’avortement sélectif a de nombreuses conséquences, en particulier un grave déséquilibre démographique entrainant de nombreux dérèglements dans les situations sociales des pays.

Ce grave phénomène se  répand maintenant au niveau mondial: le déficit en femmes est évalué à 100 millions. D'après une étude recemment établie, l’Inde n’est pas le seul pays à pratiquer l’avortement sélectif.

 

 

(une indienne brandit une banderole, lors d’une manifestation à Banglore , en 2002 )

 Voici une vidéo , où nous voyons bien la situation terrible de ce pays : des femmes qui manquent terriblement à l’appel. Les causes de ce phénomène sont ainsi exposées , ainsi que les nombreux détournements de la loi. Un extrait du documentaire «  la malédiction de naître fille  » :

 


 



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